Cap vers un smart village ?

intelligence sociale

Je suis passionnée par le milieu animal et notamment l’intelligence sociale chez les animaux. Tout particulièrement les facultés qu’ont les dauphins à acquérir, traiter et transmettre des informations de leur environnement physique et social. Ainsi les chercheurs s’accordent à dire que ces animaux intelligents vivent dans une société complexe. Comme en témoignent les comportements de coopération, d’apprentissage par observation, mais aussi l’existence de cultures locales ou l’utilisation d’outils.

Mon parallèle est peut-être hasardeux, mais je vois des connexions avec l’évolution globale de nos villes ou villages vers les smart cities. En effet, nous nous orientons vers une démarche de ville intelligente et connectée qui cherche à tirer profit des nouvelles technologies. Pour améliorer son fonctionnement et le bien-être de ses habitants, sur le plan économique, social, environnemental tout en optimisant les coûts. Et si nous tentions le pari de l’intelligence collective ?

Ainsi les infrastructures urbaines se dotent d’une capacité de collecte et de traitement des données. Afin de permettre aux systèmes urbains de s’autoréguler et d’anticiper les dysfonctionnements. Cette « intelligence » de la ville permet à l’usager d’interagir avec son environnement.

Intelligence collective

Cela nécessite le déploiement d’infrastructures qui permettent la collecte de diverses données issues d’objets connectés et capteurs installés en ville. Ces objets connectés répondent à des cas d’usage bien précis tels que la gestion des déchets et la propreté, la gestion des flux de déplacement piéton ou automobile. Mais aussi la qualité de l’air extérieur, l’éclairage public, l’arrosage intelligent, pour ne citer que ces quelques exemples.

Les données collectées sont traitées en respectant les préconisations de la CNIL. En effet la commission nationale de l’Informatique et des libertés veille à ce que le numérique soit au service du citoyen. Et qu’il ne porte atteinte ni à l’identité humaine, ni aux droits de l’homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles et publiques.

Les données sont ensuite, analysées afin de les restituer à la ville pour apporter des solutions aux problématiques identifiées et créer des services innovants à destination des citoyens.

Et pour Velaux ?

Ces outils numériques doivent être une opportunité pour les velauxiens. Nous vous associerons au choix des services qui seront progressivement mis en place. Une majorité de nos concitoyens possède les équipements personnels nécessaires et en maitrise l’usage. Ainsi le « club numérique » que nous avons envisagé permettra de ne laisser personne de côté.

Nous pourrions proposer :

  • des services de cartographie permettant de géo-localiser des équipements comme des bornes électriques.
  • un « portail citoyen » basé sur l’enrichissement collaboratif, impliquant le citoyen dans sa ville. Ou permettant de signaler des dysfonctionnements (chaussées, lampadaires…). Mais aussi d’inclure le citoyen dans les prises de décisions politiques.
  • des services de parcours touristiques connectés physiquement ou accessibles depuis un smartphone, permettant la visite virtuelle d’un lieu avec différentes informations.
  • des services d’information et sensibilisation aux citoyens sur les composantes de l’air.

Les composants de l’espace public devenant des objets et des lieux communicants mis en réseaux, il devient possible de créer de l’interaction avec le citoyen. Mais aussi d’élaborer des modèles permettant aux opérateurs urbains de réguler l’offre. Par exemple, nous pourrions l’appliquer à :

  • l’éclairage public qui peut bénéficier de cette nouvelle intelligence, en s’ajustant automatiquement, limitant ainsi le sentiment d’insécurité et en limitant les consommations d’électricité ;
  • l’optimisation des tournées de collecte des ordures par analyse du taux de remplissage des poubelles ;
  • la mise en place d’horloges énergétiques qui permettent de comparer la consommation réelle avec la prévision. Et d’afficher les économies réalisées en euros, afin d’accompagner les citoyens sur la prise de conscience des dépenses énergétiques.

Cela donne une vision globale pertinente du fonctionnement de la ville. Ce modèle innovant s’inscrit avant tout dans une logique de «Mieux Vivre Ensemble», de meilleure gestion des ressources et de connexion les uns aux autres.

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